Qu'est ce que la Vérité ?

L'homme ne peut-il pas parvenir à la vérité ?

 Et si la Vérité n'était ni rigueur scientifique,

ni subjectivité aléatoire ? Si elle était simplement

 transcendante et par essence libératrice,

 pour qui accepte de ne pas la saisir ?

 N'ouvrirait-elle pas la voie d'un monde

 plus vrai et plus heureux ?

Telle est la notion de vérité

que présente la Bible.

Dans l'Ancien Testament, le mot hébreu 'emet',

généralement traduit par vérité, est lié à un verbe

 qui veut dire "supporter, soutenir, établir",

 avec l'idée de solidité, de fidélité.

Il est appliqué à des faits, qui peuvent être

appréciés pour être vrais ou faux.

C'est son sens intellectuel. Mais il a aussi

 le sens existentiel et moral qui présente

la vérité en tant qu'attribut d'une personne :

être vrai, c'est être droit, honnête,

 authentique, sûr, fidèle, juste, homme de parole...

 Ainsi, la vérité est un attribut

 fondamental de Dieu (Psaumes 108.5, 54.7...).

Sa parole est vraie en ce

qu'elle reste toujours valable.

En ce qui concerne l'homme,

la vérité lui est demandée, d'abord comme devant

être au plus profond de sa nature (Psaumes 51.8),

 ensuite dans sa réponse à Dieu et à sa loi,

 par l'obéissance (il s'agit d'être conséquent

ar rapport à ce que l'on croit et à ce que

l'on proclame : agir et dire selon ce que l'on pense,

donc obéir à Dieu si l'on dit vouloir le suivre).

 Enfin, la vérité est exigée comme

fondement solide de toute relation humaine

et de toute société (Exode 20.16).

Dans le Nouveau Testament,

nous retrouvons ces deux sens.

Mais l'Évangile offre une compréhension

nouvelle et inattendue de la vérité,

en la personne de Jésus-Christ.

Celui-ci dit qu'il est la Vérité personnifiée :

« Je suis le chemin, la vérité et la vie »

(Évangile de Jean ch.14. v. 6).

 Cette vérité qu'aucun philosophe

n'avait réussi à atteindre, qu'aucune intelligence

 n'avait pu saisir, qu'aucune personnalité

n'avait pu réaliser par la pureté ou

le comportement, cette vérité n'est donc

 ni un système abstrait de propositions,

 ni une éthique impersonnelle formulée

en de nombreuses règles. Elle est,

au contraire et à la fois, la réalité et

 l'éthique exprimées dans une personne

qui est plus souple que la rigidité juridique

 et l'abstraction incompréhensible

et qui est néanmoins immuable et conséquente.

Autrement dit, la Bible nous révèle

que la source de toute connaissance,

 la Vérité fondamentale, se trouve en Dieu.

L'homme ne peut prétendre y accéder,

 transcender sa condition en se faisant dieu.

Mais il peut la connaître, car elle s'est révélée,

manifestée à ses sens, à sa subjectivité

 

et à son intellect, en Jésus-Christ.

Si nous renonçons à nos prétentions

 d'autosuffisance ou d'auto sublimation,

alors, « vous connaîtrez la vérité et la vérité

 

fera de vous des hommes libres »

dit Jésus (Évangile de Jean ch.8. v. 32).

Il ne s'agit nullement de connaître

la vérité ou d'accéder à la liberté

et à la sainteté par des pratiques ascétiques

 et par la transmigration, comme c'est le cas

chez les bouddhistes et

bien d'autres religions d'Asie.

 La Vérité nous dépasse :

tous les efforts humains

 pour l'atteindre sont donc vains.

  C'est là que l'on voit tout l'amour de Dieu :

il est venu pour nous la révéler, la mettre

à notre portée, nous permettre de l'entrevoir.

C'est le Saint-Esprit qui conduit

 les croyants dans la vérité

(Évangile de Jean 16:13),

les rendant capables de la connaître

  (Évangile de Jean 8:32) et de la pratiquer

 (Évangile de Jean 3:21).

Dieu veut se faire connaître de nous

et nous conduire dans la vérité.

Il nous apporte le cadre, la charpente

de références normatives, pour notre vie. 

  Il nous apporte le fondement sur lequel

construire les présuppositions nécessaires

 à une vraie sagesse et à un monde

 plus vrai et plus heureux 

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